Le SEL est une des plus anciennes salles programmées par le GPCI. Salle polyvalente municipale, elle propose du cinéma, du théâtre et des conférences.

LE SEL EN CHIFFRES

– 380 fauteuils
– 8 séances/semaine
– 3 à 4 films/semaine en continuation & 120 films/an
– 30 000 entrées/an

PROGRAMMATION

Les films sont programmés le samedi, le dimanche et le lundi. Le SEL propose chaque semaine un ensemble de films Art et Essai grand public en deuxième ou en troisième semaine d’exploitation. Les films sont exclusivement diffusés en version originale. Le cinéma, est classé depuis ses débuts et participe aux dispositifs Ecole et cinéma ainsi que Lycéens et Apprentis au Cinéma. Depuis quelques années, un effort est entamé pour toucher davantage le public jeune et familial. La programmation du théâtre et celle du cinéma ne se répondent pas.

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« Nous ne favorisons pas les passerelles entre le théâtre et le cinéma. Nous dissocions les deux car, en dehors d’une thématique forte, il est compliqué de mobiliser les gens 2 soirées dans la semaine. Nous pourrions faire le lien mais avoir trop de propositions concentrées serait contre-productif. Sans parler des différences de public qu’il peut y avoir entre les spectateurs d’un film et d’une pièce de théâtre. »

ANIMATION

Pour diversifier son public, le SEL prévoit plusieurs nouveautés dans sa programmation. Les Nuits au cinéma font leur retour. D’autre part, les sévriens vont se voir proposer davantage de soirées à thèmes. La projection de courts métrages est également à l’étude. La directrice entend accompagner les nombreuses demandes de jeunes réalisateurs qui souhaitent filmer la salle. A noter qu’une petite salle annexe accueillera à l’avenir des ateliers consacrés au jeune public.

« En termes d’image, nous pourrions souffrir de l’absence de sorties nationales. Nous travaillons donc beaucoup sur le dynamisme de l’établissement et la qualité de l’accueil pour satisfaire nos spectateurs. Avec le lieu, c’est notre premier atout. De même, les rencontres que nous organisons contribuent à personnaliser le service que nous offrons. »

HORS FILM

En dehors des films, le SEL diffuse les opéras de la Scala de Milan en direct et, ponctuellement, des expositions. Par exemple dans le cas de conférences thématiques organisées au SEL. Pour ne pas interférer avec les spectacles mis en scène sur place, les captations de pièces de théâtre, one man show et de concerts ne font pas partie des contenus envisagés.

« Le théâtre nous pouvons l’accueillir alors il n’y a pas de raison que nous le programmions sur grand écran. C’est un véritable enjeu pour nous de défendre le spectacle vivant. Ce n’est pas viable de se dire que si un spectacle est trop cher alors il suffit de projeter la captation. Des passerelles oui, de la porosité non. »

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COMMUNICATION

Les multiples activités sont perceptibles dès l’extérieur du bâtiment. Les enjeux étant sensiblement différents entre le théâtre et le cinéma, les supports de communication sont distincts. Néanmoins, pour promouvoir un spectacle, le SEL diffuse sa bande-annonce avant les films. Un programme papier par tranche d’âge est mis à disposition en plus des relais classiques (presse spécialisée, presse locale, emplacements internes, réseaux sociaux, etc.).

« Les résultats sont meilleurs lorsque nous nous adressons au jeune public. Si, à la suite d’un spectacle adulte, je distribue un tract pour le prochain spectacle adulte, le retour est faible. En revanche, si j’en distribue un à la sortie d’un spectacle familial à des parents accompagné de leurs enfants, je suis sûr d’avoir du monde au prochain programme jeune public. »

CONCURRENCE

Plusieurs cinémas de positionnement comparable entourent le SEL. C’est le cas du Centre d’Art et de Culture de Meudon, du Colombier de Ville d’Avray et du Landowski de Boulogne-Billancourt. Pour éviter une concurrence frontale, l’Atrium de Chaville et le SEL ont décidé il y a plusieurs années de travailler de concert. Aujourd’hui, il existe un programme et une carte d’abonnement commun aux 2 cinémas.

« Nous essayons de nous entendre en ce qui concerne les envies d’animation et les possibilités de rencontres également. C’est un bon moyen d’assainir la concurrence car nous avons beaucoup de films en commun et des publics très proches »

GPCI

« Le GPCI nous permet d’avoir une sélection de films actuels en adéquation avec notre public. Mon activité fait que je ne peux pas voir l’intégralité des sorties cinéma. J’ai besoin de quelqu’un pour me conseiller. Sans parler de la négociation avec les distributeurs qui, pour un monoécran avec peu de séances à offrir, est relativement complexe. Je préfère consacrer mon temps au travail d’animation autour des films. Là encore, nous sommes à l’écoute de ce que le GPCI a à nous proposer. Je trouve qu’il y a davantage d’échanges consacrés aux rencontres, aux actions possibles entre plusieurs cinémas, etc. »